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BARFLEUR


BARFLEUR. Pointe à l’extrémité est de la presqu’île du Cotentin, dans le département français de la Manche. Bataille navale acharnée ayant opposé, le 29 mai 1692, une escadre française de quarante-quatre vaisseaux commandée par Anne-Hilarion de Cotentin, comte de Tourville, futur maréchal de France, à une flotte anglo-hollandaise doublement supérieure en nombre dirigée par l’amiral britannique Edward Russell, comte d’Orford. Une partie de l’escadre française alla se réfugier dans la rade de La Hougue. Le lieutenant général François Davy, marquis d’Amfreville, commandant le Merveilleux, tint tête, avec quatorze vaisseaux, à l’escadre hollandaise forte de trente-et-une unités. Il devait mourir six mois plus tard des suites des blessures reçues dans la bataille. Participèrent, notamment, à cette bataille :

  • l’enseigne de vaisseau Jean-André de Barrailh, futur vice-amiral ;
  • sur l’Entendu, le lieutenant de vaisseau Pierre de Blouet, chevalier de Camilly, futur vice-amiral ;
  • le lieutenant de vaisseau Henri-Louis de Chavagnac, futur lieutenant général ;
  • le marquis Alain-Emmanuel de Coëtlogon, futur vice-amiral et futur maréchal de France, qui seconda très brillamment Tourville à la tête de l’arrière-garde sur le Grand ;
  • le capitaine de vaisseau Abraham Duquesne-Guitton qui se distingua au commandement de la Sirène ;
  • le chevalier Claude de Forbin-Gardanne, capitaine de vaisseau, qui commandait la Perle et qui fut blessé ;
  • le capitaine de vaisseau François de Briqueville, marquis de La Luzerne, futur vice-amiral, qui commandait le Courageux ;
  • le chef d’escadre Joseph Andrault, marquis de Langeron, futur lieutenant général, qui commandait le Conquérant et une division qu’il réussit à ramener à Brest ;
  • le marquis André de Nesmond, commandant le Monarque, qui tint en échec l’escadre hollandaise jusqu’à la fin de la bataille, et son cousin, le garde-marine(*) Joseph de Nesmond de Brie, futur chef d’escadre ;
  • le chef d’escadre François Panetié qui commandait le Grand et aida Tourville à déjouer les menaces d’encerclement anglaises ;
  • le comte Ferdinand de Relingues, chef d’escadre, futur lieutenant général, qui se trouvait sur le Foudroyant ;
  • le lieutenant général Philippe Le Valois, marquis de Villette-Mursay, qui commandait une division sur l’Ambitieux ;
  • le lieutenant général Jean Gabaret qui commandait une division sur le Merveilleux.

(*) Jeune gentilhomme qui, avant 1789, remplissait les fonctions dévolues aujourd’hui aux aspirants.

Bibliographie : Philip Aubrey, The defeat of James Stuart's armada, 1692, Leicester, Leicester university press, Totowa, N.J., Rowman and Littlefield, 1979.

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