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SOLEBAY


SOLEBAY. Ville et port d’Angleterre (Suffolk). Victoire navale des Hollandais de l’amiral Michael Adriaanszoon de Ruyter sur les Anglais du duc d’York (futur roi d’Angleterre sous le nom de Jacques II) et les Français du comte Jean d’Estrées, vice-amiral du Ponant, futur duc, futur maréchal et futur pair de France, le 7 juin 1672, sur la côte du Suffolk. Participèrent notamment à la bataille :

  • le marquis Alain-Emmanuel de Coëtlogon, lieutenant de vaisseau sur le Sage, futur vice-amiral et futur maréchal de France ;
  • Jacques de Cuers de Cogolin, futur chef d’escadre, qui commandait l’Éole ;
  • Abraham Duquesne, qui commandait le Terrible ;
  • le capitaine de vaisseau Job Forant, futur chef d’escadre ;
  • le capitaine de vaisseau Jean Gabaret, futur lieutenant général, qui commandait le Foudroyant dont le second était le capitaine de vaisseau Joseph Andrault, marquis de Langeron, futur lieutenant général ;
  • le marquis André de Nesmond, capitaine de vaisseau, qui commandait le Vaillant ;
  • le capitaine de vaisseau François Panetié qui commandait l’Heureux ;
  • l’enseigne de vaisseau Jean-Bernard Desjean (ou de Saint-Jean), baron de Pointis, futur chef d’escadre ;
  • le capitaine de vaisseau Anne-Hilarion de Cotentin, comte de Tourville, futur amiral et futur maréchal de France, qui commandait le Sage ;
  • le chevalier Jean-Baptiste de Valbelle, capitaine de vaisseau, futur chef d’escadre, qui commandait le Glorieux ;
  • le capitaine de vaisseau Philippe Le Valois, marquis de Villette-Mursay, futur lieutenant général, qui était second sur le Fort.

La flotte de Ruyter se composait de quatre-vingt-onze vaisseaux et de quarante-quatre brûlots(*). La flotte franco-anglaise comptait quatre-vingt-trois vaisseaux, une vingtaine de frégates légères et trente brûlots, le tout portant plus de 34 000 hommes et 6 000 canons. L’amiral hollandais Van Ghent fut tué dans la bataille, ainsi que l’amiral anglais Edward Montagu, comte de Sandwich, qui commandait l’avant-garde anglaise et qui fut englouti avec son navire incendié. Les Anglais perdirent six vaisseaux, les Français deux, les Hollandais trois.

(*) Brûlot : petit bâtiment rempli de matières inflammables ou d'explosifs et destiné à brûler les vaisseaux ennemis.

Bibliographie :

  • David Hume, Tobias Smollet, John Aikin et John Adolphus, Histoire d'Angleterre, Paris, Furne, 1839, tome VI ;
  • Henri Martin, Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789, Paris, Furne, 1855, tome XIII.

 

 

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