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BEACHY HEAD


BEACHY HEAD (en français Béveziers). Promontoire de la côte sud d’Angleterre, dans le Sussex, entre Hastings et Brighton, à l’ouest de la baie de Pevensey. L’amiral français Anne Hilarion de Cotentin, comte de Tourville, futur maréchal de France, à la tête d’une flotte de soixante-dix vaisseaux et de 28 000 hommes, y écrasa une flotte anglo-hollandaise commandée par l’amiral britannique Arthur Herbert, comte de Torrington, 1er lord de l’Amirauté, et les vice-amiraux hollandais Evertzen et Calemburg, le 10 juillet 1690, pendant la guerre de la Ligue d’Augsbourg(*). Le capitaine de vaisseau Jean-Bernard-Louis Desjean (ou de Saint-Jean), baron de Pointis, futur chef d’escadre, se distingua dans la bataille au commandement du Courtisan. Participèrent, notamment, à cette bataille :

  • Jean-Baptiste-Antoine Colbert, marquis de Seignelay, fils aîné du ministre Colbert ;
  • le lieutenant général François Davy, marquis d’Amfreville, qui commandait le Magnifique et une division ;
  • le corsaire Jean Bart qui commandait l’Alcyon ;
  • le capitaine de galiote Félix de Beaussier qui commandait la Belliqueuse ;
  • le lieutenant général François-Louis Rousselet, marquis de Châteaurenault, futur vice-amiral, futur maréchal de France et futur gouverneur de Bretagne, qui commandait l’avant-garde et qui contribua puissamment à la victoire ;
  • le lieutenant de vaisseau Henri-Louis de Chavagnac, futur lieutenant général ;
  • François de Briqueville, marquis de La Luzerne, capitaine de vaisseau, futur vice-amiral ;
  • le marquis Alain-Emmanuel de Coëtlogon, chef d’escadre, futur vice-amiral et futur maréchal de France, qui commandait une division avec pavillon sur le Saint-Philippe ;
  • le capitaine de vaisseau Jacques de Cuers de Cogolin, futur chef d’escadre, qui commandait le Florissant ;
  • le lieutenant de vaisseau Claude-Élisée Court de La Bruyère, futur vice-amiral, qui se trouvait sur le Parfait ;
  • Victor-Marie d’Estrées, marquis de Cœuvres, futur duc et futur maréchal de France, qui commandait le Grand ;
  • le chevalier Claude de Forbin-Gardanne, capitaine de vaisseau, qui commandait le Neptune ;
  • le lieutenant général Jean Gabaret qui commandait l’Intrépide ;
  • le garde-marine(**) Vincent Huon de Kermadec, futur capitaine de vaisseau, qui se trouvait sur le Sérieux ;
  • le chef d’escadre Joseph Andrault, marquis de Langeron, futur lieutenant général, qui commandait la Couronne ;
  • le marquis André de Nesmond, commandant le Souverain, qui prit un vaisseau hollandais, et son cousin, le garde-marine(**) Joseph de Nesmond de Brie, futur chef d’escadre ;
  • le chef d’escadre François Panetié qui commandait le Terrible ;
  • le comte Ferdinand de Relingues, chef d’escadre, futur lieutenant général, qui se trouvait sur le Fier ;
  • l’enseigne de vaisseau Vincent d’Irrumberry de Salaberry de Benneville, futur vice-amiral ;
  • le lieutenant général Philippe Le Valois, marquis de Villette-Mursay, qui se trouvait sur le Conquérant.

C’était la première fois que la marine française triomphait, dans un même combat, des Anglais et des Hollandais qui perdirent dix-sept bâtiments, brûlés ou échoués.

(*) Ligue d’Augsbourg : coalition formée contre Louis XIV et comprenant l’Angleterre, l’Espagne, certaines principautés allemandes, la Hollande et la Suède.

(**) Jeune gentilhomme qui, avant 1789, remplissait les fonctions dévolues aujourd’hui aux aspirants.

Bibliographie

  • Jean Meyer, Béveziers : La France prend la maîtrise de la Manche, Économica, 1993 ;
  • Eugène Sue, Histoire de la marine française, Paris, 1845, tome IV.
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