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MARATHON


MARATHON (en grec Marathôn, « champ de fenouil »). Ancienne ville de Grèce, en Attique, située près de la baie de Marathon, au nord-est d’Athènes, aujourd’hui dans la province d’Attique-et-Béotie. Victoire du général athénien Miltiade sur les Perses de Darius Ier le Grand commandés par son neveu, le général Artapherne, et le général Datis le Mède, en 490 av. J.-C. (vers le 21 septembre). Cette bataille, la 1ère victoire grecque sur les Perses, termina la 1ère guerre médique. Le général athénien Aristide le Juste, fils de Lysimaque, en fut l’un des stratèges. Les Perses (qui étaient de 20 000 à 100 000 selon les versions), après avoir détruit Erétrie, débarquèrent près de Marathon, mais aussitôt, jugeant l’emplacement peu favorable, levèrent le camp pour atteindre Le Pirée par la mer. Les Athéniens (9 000 hoplites) étaient renforcés seulement par 1 000 Platéens, tandis que les Lacédémoniens, hésitants, retardaient l’envoi des renforts promis, sous prétexte d’empêchement religieux (fête des Carnéia). Miltiade, nommé au commandement de l’armée athénienne, chargea les Perses dont une partie était déjà rembarquée. Enserrant l’armée de Darius entre les deux ailes de la phalange grecque, il lui causa de lourdes pertes et prit sept vaisseaux. Cynégire, frère du poète Eschyle, périt dans les circonstances suivantes : au moment où les Perses s’enfuyaient sur leurs vaisseaux, il se jeta à la mer et saisit l’arrière d’une galère de la main droite qu’un soldat perse lui trancha d’un coup de hache, selon le récit d’Hérodote. Eschyle participa à la bataille, ainsi que Thémistocle. Le tyran d’Athènes Hippias y combattit dans les rangs perses et y périt. Cette victoire demeura le symbole de la lutte grecque contre les Asiatiques et conféra un grand prestige à Athènes. Les Perses laissèrent sur le terrain 6 400 hommes, les Athéniens 192 tués, parmi lesquels le polémarque Callimachos.

IconographieLe Soldat de Marathon annonçant la victoire, statue de Cortot, 1834 (jardin des Tuileries, Paris).

Bibliographie :

  • George Grote, Histoire de la Grèce : depuis les temps les plus reculés jusqu'à la fin de la génération d'Alexandre le Grand, Paris, A. Lacroix, Verboeckhoven, 1866, tome VI ;
  • Victor Duruy, Histoire des Grecs depuis les temps les plus reculés jusqu'à la réduction de la Grèce en province romaine, Paris, Hachette, 1887-1889, tome II ;
  • François-Charles Liskenne et Jean-Baptiste Sauvan, Essai sur la tactique des Grecs, Paris, Anselin, 1835.
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